Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /2010 10:12

 

Le nègre représente l’homme naturel dans toute sa barbarie et son absence de discipline. Pour le comprendre, nous devons abandonner toutes nos façons de voir européennes. Nous ne devons penser ni à un Dieu personnel ni à une loi morale ; nous devons faire abstraction de tout esprit de respect et de moralité, de tout ce qui s’appelle sentiment, si nous voulons saisir sa nature… on ne peut rien trouver dans son caractère qui s’accorde à l’humain.” George W. F. Hegel : La raison dans l’histoire. Introduction à la philosophie de l’histoire, Paris, Éd.10/18, 1965, p. 234 et 251.

 

Que les Prières et les Salutations d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed ainsi que sur sa famille et tous ses Compagnons !

 

La Législation musulmane prône l’égalité entre ses adeptes dans la plupart des domaines. Il ne sert à rien de mettre en avant sa lignée pour la personne qui n’est pas pieuse, car le critère de distinction entre les hommes est basé sur la piété comme le formule le verset suivant : (Ô vous les hommes ! Nous vous avons créé à partir d’un mâle et d’une femelle. Nous vous avons partagé en peuples et en tribus afin que vous vous connaissiez. Le plus honorable d’entre vous auprès d’Allah, c’est le plus pieux ).[1] Abû Dhar (t) relate qu’il dénigra la mère d’un homme lors d’un échange de propos. Vexé, l’homme alla se plaindre au Prophète (r) et lorsque ce dernier eut l’occasion de rencontrer le coupable, il le blâma en ces termes : « Abû Dhar ! Tu es un homme qui a un comportement de l’ère païenne. »[2] Certaines versions précisent que l’homme en question était Bilâl l’abyssin et qu’Abû Dhar lui lança : « Hé fils d’une Noire ! »[3] Dans un autre Hadith, le Prophète (r) soutint à Abû Dhar : « Sache qu’un blanc ne peut être mieux qu’un noir si ce n’est par la piété. » [4] Il faut savoir que Bilal (t), le Muezzin du Prophète (r) fut un esclave affranchi par Abû Bakr. Pourtant, ‘Omar le deuxième Khalife se plaisait à dire : « Abû Bakr notre maître a affranchi Bilâl notre maître. »[5] Certaines annales rapportent également que le Prophète (r) maria Bilâl a une fille des Banû Bukaïr.[6]

 

Selon Abû Nadhra, le Messager d’Allah (r) déclara lors du sermon au cours du Pèlerinage d’Adieu à Mina (pendant les trois derniers jours du pèlerinage) : « Ô gens ! Vous avez un seul Dieu et vous venez d’un seul père ! Il n’y a pas de différence entre un arabe et un non arabe ni entre un blanc et un noir si ce n’est par la piété. »[7] Selon Abû Huraïra (t), le Messager d’Allah (r) a dit : « Allah vous a abrogé la fierté de l’ère païenne et l’honneur des ancêtres. Il existe désormais deux catégories d’hommes : un croyant pieux et un pervers malheureux. Vous êtes les fils d’Adam et Adam est de terre. »[8] Toujours selon Abû Huraïra, on demanda au Messager d’Allah : « Quel est le plus honorable des hommes ?

-          Le plus pieux d’entre eux répondit-il.

-         Ce n’est pas sur cela que nous t’interrogeons.

-         C’est Yûsouf, qui est un prophète d’Allah, fils d’un prophète d’Allah, qui lui-même est le fils d’un prophète d’Allah.

-         Ce n’est pas sur cela que nous t’interrogeons.

-         Vous m’interrogez alors sur les minerais arabes ? [Les hommes sont comme les minerais d’or et d’argent,] les meilleurs d’entre vous à l’époque païenne sont les meilleurs d’entre vous dans l’Islam s’ils comprennent leur religion. »[9]

 

Le Hadith précédent nous informe qu’il existe une hiérarchie entre les hommes. Dans un autre Propos prophétique, Allah nous apprend qu’il élit certains hommes selon une sagesse infinie qu’Il est le Seul à pénétrer.[10] C’est pourquoi, les Arabes dont le sceau des Prophètes est issu, étaient prédisposés à recevoir le dernier message envoyé à l’humanité, bien que cette particularité ne leur offre aucune prérogative en dehors de celles que nous allons évoquer.[11] Or, il incombe ici de développer cette question plus en détail. Nous disons donc :

 

Selon le Hadith, quiconque n’est pas empressé à faire des bonnes œuvres ne doit pas mettre en avant sa lignée.[12] C’est pourquoi Allah ne fait jamais les éloges d’une personne en fonction de sa lignée ou de son affiliation à un prophète. Néanmoins, les hommes se distinguent dans le Coran par leur foi et leurs bonnes œuvres.[13]

L’Islam interdit formellement de se vanter de sa lignée même si celle-ci est effectivement plus noble qu’une autre. En outre, il préconise la modestie.[14]

Il incombe aux musulmans d’être comme un seul corps et de ne pas se laisser affaiblir par les divisions qui sont le propre du paganisme.[15]

Il est tout à fait légitime de s’intéresser à son arbre généalogique surtout dans la mesure où cela permet de rendre certains droits liés à l’héritage, les liens de sang, le prix du sang, le mariage consanguin, etc.[16] 

Des individus comme Abû Lahab, l’oncle du Prophète (r) jouissent de la meilleure lignée arabe ; cela n’empêche pas au Coran de les condamner.[17]

De nombreux convertis non arabes dépassent en mérite la plupart des Arabes musulmans comme ce fut le cas pour leurs voisins les Perses qui engendrèrent l’élite des savants musulmans avec à leur tête Salmân el Fârisî. Nous pouvons compter dès la deuxième époque dans le domaine du savoir, des personnages clefs descendants de l’empire sassanide comme el Hasan el Basrî, ibn Sirîn, ‘Ikrima ; etc.[18]

l’Islam ne fait aucune discrimination raciale comme le souligne ibn Taïmiya en disant : « Si tu t’imprègnes de ce qu’était réellement la Tradition prophétique, tu te rendras compte que le Messager (r) n’a jamais fait de distinction entre un arabe et un non arabe (…) il n’a jamais privilégié les arabes dans la religion, ni en ce qui concerne le tribut, ni en ce qui concerne la captivité. Il ne les a jamais favorisés dans les traités de paix, il n’a jamais décrété qu’un non arabe n’était pas du même rang qu’un arabe au niveau du mariage, et il ne leur a jamais permis de jouir d’une chose indépendamment des autres. Il fondait cependant ses jugements sur les hommes en fonction des noms que le Coran leur donne comme : croyant/mécréant, vertueux/pervers. »[19]

 

Le message de Mohammed (r) s’adresse à l’humanité entière. C’est pourquoi, il n’offre aucun statut particulier (dans l’ensemble) aux Arabes pourtant considérés par la majorité des savants comme le meilleur des peuples. L’Islam est la religion de la justice, principe par lequel sont maintenus les cieux et la terre. Cela ne consiste pas à mettre au même niveau des choses qui sont complètement différentes.[20] Les deux seuls statuts particuliers aux Arabes que l’on peut recenser concernent Quraïsh qui représente l’élite des tribus arabes et le clan des Banû Hâshim. Le Khalifat est en effet réservé à la descendance Quraïshite et les Banû Hâshim ne doivent pas recevoir l’Aumône (la Zakat) ; les seuls dons qu’ils peuvent recevoir proviennent uniquement du cinquième des butins de guerres.[21]

Avec l’expansion des frontières musulmanes, la notion d’arabe a énormément évolué. Avant l’Islam, les tribus arabes[22] étaient confinées dans la péninsule arabique qui s’étend du golf persique à la mer Rouge d'est en ouest et de l’extrémité du Yémen au sud aux frontières du Shâm au nord. Par la suite, les frontières se sont étendues sur les anciennes terres byzantines, sassanides, berbères, etc. elles englobèrent les côtes du Moyen-Orient actuel et l’Arménie au nord et jusqu’aux extrémités de l’orient et de l’occident. Elles se divisèrent très vite en deux grands ensembles :

-          des régions où la langue arabe –qui perdait de sa pureté au contact des autres civilisations – fut dominante à tel point que la plupart de ses habitants ne connaissaient quasiment pas d’autres langues (Iraq, Shâm, Égypte, Andalousie, etc. et probablement les régions perses et du Khurasân au début).

-          Des régions où régnait la langue locale comme chez les Turcs (Turkménistan actuel), au Khurasân, en Arménie, et en Azerbaïdjan.

 

Ainsi, le monde musulman se divisa en trois catégories : il y avait les Arabes d’origine, les Arabes d’adoption, et les non arabes. Les Arabes d’origine se divisaient eux-mêmes en trois catégories : ceux qui ne délaissèrent ni leur langue ni leur terre natale (ou qui délaissèrent l’une des deux) ; des grandes lignées arabes qui délaissèrent leur langue et leur terre natale ; et des Arabes dont on ne connaît pas vraiment l’origine comme dans la plupart des cas aujourd’hui. Les arabophones se divisaient également en trois catégories : il y a avait ceux qui parlaient couramment l’arabe et sans accent, ceux qui parlaient couramment l’arabe avec un accent, car elle était pour eux une deuxième langue comme ce fut le cas pour la plupart des savants, et ceux qui ne parlaient pas l’arabe couramment. Ainsi, il suffit désormais de parler arabe ou/et d’être né dans un pays arabe pour prétendre être un arabe selon une certaine tendance[23].[24] La langue arabe, qui est la langue du Coran, est quoi qu’il en soit, capitale pour tous les musulmans.[25]

 

L’Islam, la religion universelle par excellence ne connaît ni frontière ni nationalité. Or, force est de constater qu’à notre époque, la lumière de la Révélation s’est estompée dans les cœurs de bon nombre de ses adeptes. Des réflexes de l’ère païenne refont surface. De nouveaux fléaux polluent les relations entre les musulmans. Les symptômes se manifestent à travers la xénophobie ou dans une moindre mesure le nationalisme. Sans entrer dans des détails géopolitiques, le nationalisme arabe dont le parti Baas est l’une des manifestations les plus significatives, fait rage. Arme de choix contre l’Empire ottoman en déclin, le mouvement vu le jour à la fin du 19ème siècle. Il fallait monter les Arabes contre les Turcs et diviser les rangs des musulmans. L’idée ainsi concoctée par les Occidentaux, fut emmenée dans les valises des évangélistes à une époque où la propagande battait son plein en terre syrienne. Par la suite, le mouvement prit du terrain en Iraq et au Liban ; pays que la Syrie rallia à sa cause. Le premier colloque fut tenu à Paris en 1910 de l’ère chrétienne.[26] Zaki Arsouzi (1898-1968) et Michel Aflaq (1910-1989) sont les leaders historiques du parti Baas. Il est l’œuvre de minorités (Aflaq est un descendant de la grande bourgeoisie chrétienne de Damas, Arsouzi était alaouite) qui ont toujours été en marge de la masse sunnite et qui n’avaient jamais accédé au pouvoir. En Irak, le parti Baas a recruté la majorité de ses adeptes parmi les Arabes chrétiens et les sunnites de la région de Takrit, au nord de Bagdad. En arabe, le terme Baas a deux sens : résurrection ou renaissance, selon le contexte. Le programme du Baas, établi lors de son premier congrès en 1947, fut de définir la nation arabe, du Taurus au Hedjaz, jusqu’au Maroc, et de faire son unité sur une base culturelle et linguistique, non confessionnelle, voire laïque, à la manière dont la Prusse avait fait l’unité allemande. À cet égard, la filiation fichtéenne est très nette : les fondateurs du Baas connaissaient les Discours à la nation allemande de Fichte. Ils firent le choix du socialisme ; pour Aflaq (le maître à penser de Saddam Hussain[27]) et Salah al-Din Bitar, « le socialisme représentait le moyen technique d’organiser la société arabe ».[28]

 

Bref, le parti Baas a ses limites, ses heures de gloire sont derrière lui. Comme le dit si bien ‘Omar ibn el Khattâb : « Nous étions le peuple le plus vil et Allah nous a donné la gloire avec l’Islam. Mais si nous cherchons la gloire avec autre chose que l’Islam, Il va nous ramener comme nous étions. »[29] Si l’Histoire donne des leçons, celles-ci furent particulièrement révélatrices en 2003.

 

Que les Prières et les Salutations d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed ainsi que sur sa famille et tous ses Compagnons !

 

Traduit et adapté pour islamhouse par :

Karim ZENTICI

Relu par Abu Hamza Al-Germâny

 

  Publié par le bureau de prêche de Rabwah (Ryadh)

www.islamhouse.com

 

L’islam à la portée de tous !          

 

 

Le nègre représente l’homme naturel dans toute sa barbarie et son absence de discipline. Pour le comprendre, nous devons abandonner toutes nos façons de voir européennes. Nous ne devons penser ni à un Dieu personnel ni à une loi morale ; nous devons faire abstraction de tout esprit de respect et de moralité, de tout ce qui s’appelle sentiment, si nous voulons saisir sa nature… on ne peut rien trouver dans son caractère qui s’accorde à l’humain.” George W. F. Hegel : La raison dans l’histoire. Introduction à la philosophie de l’histoire, Paris, Éd.10/18, 1965, p. 234 et 251.

 

Que les Prières et les Salutations d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed ainsi que sur sa famille et tous ses Compagnons !

 

La Législation musulmane prône l’égalité entre ses adeptes dans la plupart des domaines. Il ne sert à rien de mettre en avant sa lignée pour la personne qui n’est pas pieuse, car le critère de distinction entre les hommes est basé sur la piété comme le formule le verset suivant : (Ô vous les hommes ! Nous vous avons créé à partir d’un mâle et d’une femelle. Nous vous avons partagé en peuples et en tribus afin que vous vous connaissiez. Le plus honorable d’entre vous auprès d’Allah, c’est le plus pieux ).[1] Abû Dhar (t) relate qu’il dénigra la mère d’un homme lors d’un échange de propos. Vexé, l’homme alla se plaindre au Prophète (r) et lorsque ce dernier eut l’occasion de rencontrer le coupable, il le blâma en ces termes : « Abû Dhar ! Tu es un homme qui a un comportement de l’ère païenne. »[2] Certaines versions précisent que l’homme en question était Bilâl l’abyssin et qu’Abû Dhar lui lança : « Hé fils d’une Noire ! »[3] Dans un autre Hadith, le Prophète (r) soutint à Abû Dhar : « Sache qu’un blanc ne peut être mieux qu’un noir si ce n’est par la piété. » [4] Il faut savoir que Bilal (t), le Muezzin du Prophète (r) fut un esclave affranchi par Abû Bakr. Pourtant, ‘Omar le deuxième Khalife se plaisait à dire : « Abû Bakr notre maître a affranchi Bilâl notre maître. »[5] Certaines annales rapportent également que le Prophète (r) maria Bilâl a une fille des Banû Bukaïr.[6]

 

Selon Abû Nadhra, le Messager d’Allah (r) déclara lors du sermon au cours du Pèlerinage d’Adieu à Mina (pendant les trois derniers jours du pèlerinage) : « Ô gens ! Vous avez un seul Dieu et vous venez d’un seul père ! Il n’y a pas de différence entre un arabe et un non arabe ni entre un blanc et un noir si ce n’est par la piété. »[7] Selon Abû Huraïra (t), le Messager d’Allah (r) a dit : « Allah vous a abrogé la fierté de l’ère païenne et l’honneur des ancêtres. Il existe désormais deux catégories d’hommes : un croyant pieux et un pervers malheureux. Vous êtes les fils d’Adam et Adam est de terre. »[8] Toujours selon Abû Huraïra, on demanda au Messager d’Allah : « Quel est le plus honorable des hommes ?

-          Le plus pieux d’entre eux répondit-il.

-         Ce n’est pas sur cela que nous t’interrogeons.

-         C’est Yûsouf, qui est un prophète d’Allah, fils d’un prophète d’Allah, qui lui-même est le fils d’un prophète d’Allah.

-         Ce n’est pas sur cela que nous t’interrogeons.

-         Vous m’interrogez alors sur les minerais arabes ? [Les hommes sont comme les minerais d’or et d’argent,] les meilleurs d’entre vous à l’époque païenne sont les meilleurs d’entre vous dans l’Islam s’ils comprennent leur religion. »[9]

 

Le Hadith précédent nous informe qu’il existe une hiérarchie entre les hommes. Dans un autre Propos prophétique, Allah nous apprend qu’il élit certains hommes selon une sagesse infinie qu’Il est le Seul à pénétrer.[10] C’est pourquoi, les Arabes dont le sceau des Prophètes est issu, étaient prédisposés à recevoir le dernier message envoyé à l’humanité, bien que cette particularité ne leur offre aucune prérogative en dehors de celles que nous allons évoquer.[11] Or, il incombe ici de développer cette question plus en détail. Nous disons donc :

 

Selon le Hadith, quiconque n’est pas empressé à faire des bonnes œuvres ne doit pas mettre en avant sa lignée.[12] C’est pourquoi Allah ne fait jamais les éloges d’une personne en fonction de sa lignée ou de son affiliation à un prophète. Néanmoins, les hommes se distinguent dans le Coran par leur foi et leurs bonnes œuvres.[13]

L’Islam interdit formellement de se vanter de sa lignée même si celle-ci est effectivement plus noble qu’une autre. En outre, il préconise la modestie.[14]

Il incombe aux musulmans d’être comme un seul corps et de ne pas se laisser affaiblir par les divisions qui sont le propre du paganisme.[15]

Il est tout à fait légitime de s’intéresser à son arbre généalogique surtout dans la mesure où cela permet de rendre certains droits liés à l’héritage, les liens de sang, le prix du sang, le mariage consanguin, etc.[16] 

Des individus comme Abû Lahab, l’oncle du Prophète (r) jouissent de la meilleure lignée arabe ; cela n’empêche pas au Coran de les condamner.[17]

De nombreux convertis non arabes dépassent en mérite la plupart des Arabes musulmans comme ce fut le cas pour leurs voisins les Perses qui engendrèrent l’élite des savants musulmans avec à leur tête Salmân el Fârisî. Nous pouvons compter dès la deuxième époque dans le domaine du savoir, des personnages clefs descendants de l’empire sassanide comme el Hasan el Basrî, ibn Sirîn, ‘Ikrima ; etc.[18]

l’Islam ne fait aucune discrimination raciale comme le souligne ibn Taïmiya en disant : « Si tu t’imprègnes de ce qu’était réellement la Tradition prophétique, tu te rendras compte que le Messager (r) n’a jamais fait de distinction entre un arabe et un non arabe (…) il n’a jamais privilégié les arabes dans la religion, ni en ce qui concerne le tribut, ni en ce qui concerne la captivité. Il ne les a jamais favorisés dans les traités de paix, il n’a jamais décrété qu’un non arabe n’était pas du même rang qu’un arabe au niveau du mariage, et il ne leur a jamais permis de jouir d’une chose indépendamment des autres. Il fondait cependant ses jugements sur les hommes en fonction des noms que le Coran leur donne comme : croyant/mécréant, vertueux/pervers. »[19]

 

Le message de Mohammed (r) s’adresse à l’humanité entière. C’est pourquoi, il n’offre aucun statut particulier (dans l’ensemble) aux Arabes pourtant considérés par la majorité des savants comme le meilleur des peuples. L’Islam est la religion de la justice, principe par lequel sont maintenus les cieux et la terre. Cela ne consiste pas à mettre au même niveau des choses qui sont complètement différentes.[20] Les deux seuls statuts particuliers aux Arabes que l’on peut recenser concernent Quraïsh qui représente l’élite des tribus arabes et le clan des Banû Hâshim. Le Khalifat est en effet réservé à la descendance Quraïshite et les Banû Hâshim ne doivent pas recevoir l’Aumône (la Zakat) ; les seuls dons qu’ils peuvent recevoir proviennent uniquement du cinquième des butins de guerres.[21]

Avec l’expansion des frontières musulmanes, la notion d’arabe a énormément évolué. Avant l’Islam, les tribus arabes[22] étaient confinées dans la péninsule arabique qui s’étend du golf persique à la mer Rouge d'est en ouest et de l’extrémité du Yémen au sud aux frontières du Shâm au nord. Par la suite, les frontières se sont étendues sur les anciennes terres byzantines, sassanides, berbères, etc. elles englobèrent les côtes du Moyen-Orient actuel et l’Arménie au nord et jusqu’aux extrémités de l’orient et de l’occident. Elles se divisèrent très vite en deux grands ensembles :

-          des régions où la langue arabe –qui perdait de sa pureté au contact des autres civilisations – fut dominante à tel point que la plupart de ses habitants ne connaissaient quasiment pas d’autres langues (Iraq, Shâm, Égypte, Andalousie, etc. et probablement les régions perses et du Khurasân au début).

-          Des régions où régnait la langue locale comme chez les Turcs (Turkménistan actuel), au Khurasân, en Arménie, et en Azerbaïdjan.

 

Ainsi, le monde musulman se divisa en trois catégories : il y avait les Arabes d’origine, les Arabes d’adoption, et les non arabes. Les Arabes d’origine se divisaient eux-mêmes en trois catégories : ceux qui ne délaissèrent ni leur langue ni leur terre natale (ou qui délaissèrent l’une des deux) ; des grandes lignées arabes qui délaissèrent leur langue et leur terre natale ; et des Arabes dont on ne connaît pas vraiment l’origine comme dans la plupart des cas aujourd’hui. Les arabophones se divisaient également en trois catégories : il y a avait ceux qui parlaient couramment l’arabe et sans accent, ceux qui parlaient couramment l’arabe avec un accent, car elle était pour eux une deuxième langue comme ce fut le cas pour la plupart des savants, et ceux qui ne parlaient pas l’arabe couramment. Ainsi, il suffit désormais de parler arabe ou/et d’être né dans un pays arabe pour prétendre être un arabe selon une certaine tendance[23].[24] La langue arabe, qui est la langue du Coran, est quoi qu’il en soit, capitale pour tous les musulmans.[25]

 

L’Islam, la religion universelle par excellence ne connaît ni frontière ni nationalité. Or, force est de constater qu’à notre époque, la lumière de la Révélation s’est estompée dans les cœurs de bon nombre de ses adeptes. Des réflexes de l’ère païenne refont surface. De nouveaux fléaux polluent les relations entre les musulmans. Les symptômes se manifestent à travers la xénophobie ou dans une moindre mesure le nationalisme. Sans entrer dans des détails géopolitiques, le nationalisme arabe dont le parti Baas est l’une des manifestations les plus significatives, fait rage. Arme de choix contre l’Empire ottoman en déclin, le mouvement vu le jour à la fin du 19ème siècle. Il fallait monter les Arabes contre les Turcs et diviser les rangs des musulmans. L’idée ainsi concoctée par les Occidentaux, fut emmenée dans les valises des évangélistes à une époque où la propagande battait son plein en terre syrienne. Par la suite, le mouvement prit du terrain en Iraq et au Liban ; pays que la Syrie rallia à sa cause. Le premier colloque fut tenu à Paris en 1910 de l’ère chrétienne.[26] Zaki Arsouzi (1898-1968) et Michel Aflaq (1910-1989) sont les leaders historiques du parti Baas. Il est l’œuvre de minorités (Aflaq est un descendant de la grande bourgeoisie chrétienne de Damas, Arsouzi était alaouite) qui ont toujours été en marge de la masse sunnite et qui n’avaient jamais accédé au pouvoir. En Irak, le parti Baas a recruté la majorité de ses adeptes parmi les Arabes chrétiens et les sunnites de la région de Takrit, au nord de Bagdad. En arabe, le terme Baas a deux sens : résurrection ou renaissance, selon le contexte. Le programme du Baas, établi lors de son premier congrès en 1947, fut de définir la nation arabe, du Taurus au Hedjaz, jusqu’au Maroc, et de faire son unité sur une base culturelle et linguistique, non confessionnelle, voire laïque, à la manière dont la Prusse avait fait l’unité allemande. À cet égard, la filiation fichtéenne est très nette : les fondateurs du Baas connaissaient les Discours à la nation allemande de Fichte. Ils firent le choix du socialisme ; pour Aflaq (le maître à penser de Saddam Hussain[27]) et Salah al-Din Bitar, « le socialisme représentait le moyen technique d’organiser la société arabe ».[28]

 

Bref, le parti Baas a ses limites, ses heures de gloire sont derrière lui. Comme le dit si bien ‘Omar ibn el Khattâb : « Nous étions le peuple le plus vil et Allah nous a donné la gloire avec l’Islam. Mais si nous cherchons la gloire avec autre chose que l’Islam, Il va nous ramener comme nous étions. »[29] Si l’Histoire donne des leçons, celles-ci furent particulièrement révélatrices en 2003.

 

Que les Prières et les Salutations d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed ainsi que sur sa famille et tous ses Compagnons !

 

Traduit et adapté pour islamhouse par :

Karim ZENTICI

Relu par Abu Hamza Al-Germâny

 

  Publié par le bureau de prêche de Rabwah (Ryadh)

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L’islam à la portée de tous !          

 

Par Salim Ibnu Yamna - Publié dans : Pour un peu plus de justice
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Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /2010 09:55

Richard Goldstone.

15 septembre 2009 – La Mission d'établissement des faits sur le conflit à Gaza au début de l'année 2009 a des preuves que les forces israéliennes et les militants palestiniens ont commis de graves crimes de guerre et des infractions au droit humanitaire qui pourraient être considérées comme des crimes contre l'humanité.

 

« Nous sommes arrivés à la conclusion, sur la base des faits que nous avons réunis, qu'il y a de solides preuves établissant que de nombreuses violations graves du droit international, à la fois du droit humanitaire et des droits de l'homme, ont été commises par Israël lors des opérations militaires à Gaza », a déclaré le chef de la mission, le Juge Richard Goldstone, lors d'un point de presse mardi au siège des Nations Unies à New York. « La mission a conclu que des agissements pouvant constituer des crimes de guerre et peut-être, dans une certaine mesure, des crimes contre l'humanité, ont été commis par les forces de défense israéliennes », a-t-il ajouté.

 

La mission a également estimé qu'il « n'y avait pas de doute que les tirs de roquettes et de mortiers (par les groupes armés de Gaza) étaient délibérés et destinés à causer des pertes en vies humaines, faire des blessés parmi les civils et entraîner des dégâts aux infrastructures civiles. La mission a conclu que ces agissements constituaient également de graves crimes de guerre et peut-être des crimes contre l'humanité ».

 

Le rapport de 575 pages rédigé par la mission composée de quatre membres a été publié mardi, avant sa présentation devant le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies à Genève le 29 septembre.

 

« La mission conclut que le comportement des forces armées israéliennes constitue une grave violation de la quatrième Convention de Genève concernant les meurtres délibérés et la volonté de causer de grandes souffrances à des personnes protégées », souligne le rapport. « Elle a aussi découvert que viser directement et tuer arbitrairement des civils palestiniens est une violation du droit à la vie ».

 

Le rapport critique « la politique délibérée et systématique des forces armées israéliennes de cibler des sites industriels et des installations d'eau », et l'usage de civils palestiniens comme boucliers humains.

 

Concernant les objectifs et la stratégie de l'opération militaire israélienne, la mission a conclu que les stratèges militaires ont suivi délibérément une doctrine impliquant « l'usage d'une force disproportionnée et suscitant de gros dégâts et des destructions de biens et d'infrastructures civils, et des souffrances chez les populations civiles ».

 

Sur les tirs de mortiers depuis Gaza par des militants palestiniens, la mission a conclu qu'il s'agissait d'attaques aveugles et délibérées contre une population civile et qu'ils « constituaient des crimes de guerre et pourraient constituer des crimes contre l'humanité ». Elle a ajouté que l'intention apparente de propager la terreur au sein de la population civile israélienne était une violation du droit international.

 

Le rapport a recommandé que le Conseil de sécurité demande à Israël de prendre des mesures pour lancer des enquêtes indépendantes appropriées concernant les crimes présumés qui ont été commis, conformément aux standards internationaux, et de transmettre ces enquêtes dans les six mois.

 

Il a également appelé le Conseil de sécurité à nommer un comité d'experts pour surveiller les mesures prises par le gouvernement israélien. Si rien ne se passe, ou si les enquêtes ne sont pas indépendantes ou conformes aux standards internationaux, le rapport a appelé le Conseil de sécurité à renvoyer la situation à Gaza au Procureur de la Cour pénale internationale (CPI).

 

La mission a également appelé le Conseil de sécurité à demander au comité d'experts d'exercer le même rôle concernant les autorités palestiniennes pertinentes.

 

Lors de la conférence de presse, le Juge Goldstone a indiqué que la mission avait enquêté sur 36 incidents qui ont eu lieu lors de l'opération israélienne à Gaza. Selon lui, ces incidents ne sont pas liés à des décisions prises dans le feu du combat, mais à des politiques et des décisions délibérées.

 

A titre d'exemple, il a décrit un incident : une attaque de mortier contre une mosquée à Gaza lors d'un service religieux, qui a tué 15 membres de la congrégation et en a blessé beaucoup d'autres. Le Juge Goldstone a déclaré que même si les accusations selon lesquelles la mosquée était utilisée comme sanctuaire par des groupes militaires et que des armes étaient stockées étaient vraies, il n'y avait malgré tout « aucune justification selon le droit humanitaire international à procéder à des tirs de mortier contre la mosquée lors d'un service religieux », car celle-ci aurait pu être attaquée pendant la nuit quand elle n'était pas utilisée par des civils.

 

Le Juge Goldstone a précisé que le rapport reflétait le point de vue unanime des quatre membres de la mission.

 

Les autres membres de la mission sont Christine Chinkin, professeur en droit international à la London School of Economics and Political Science à l'Université de Londres ; Hina Jilani, avocat auprès de la Cour suprême du Pakistan et ancienne représentante spéciale du Secrétaire général sur les défenseurs des droits de l'homme ; et le colonel à la retraite Desmond Travers, membre du conseil des directeurs de l'Institut pour les enquêtes criminelles internationales (IICI).

 

Source : http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=20067&Cr=gaza&Cr1=isra%C3%ABl

Par Salim Ibnu Yamna - Publié dans : Rappel
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Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /2010 09:50

Je viens de recevoir un SMS de ma sœur m'apprenant la diffusion d'un documentaire sur le génocide de Ghaza.

Celui-ci devait apparemment être diffusé sur France 2, mais le CRIF aurait joué de sa position de donneur d'ordre afin d'en empêcher la diffusion sur une chaîne à fort potentiel d'audimat.

Par conséquent, il sera possible de le regarder sur France 0 mercredi 10 février 2010 à 20h35.
Ci-dessous, un texte émanant du site http://www.gaza-strophe.com/index.html


De plus un lien présent sur le site renvoie vers celui de l'ONU afin d'en télécharger le rapport Goldstone.

Espérons que ce soit un documentaire qui fasse voir aux peu de gens qui vont le regarder ce que le sionisme fait !!!

Nous rapportons ces images de Gaza, Palestine, ce pays qui ressemble de plus en plus à une métaphore.
 Nous sommes rentrés dans Gaza au lendemain de la dernière guerre et découvrons, avec nos amis délégués palestiniens des droits de l'homme, l'étendue de la « gaza-strophe ».
 Les récits de dizaines de témoins de la guerre israélienne contre Gaza, nous font entrer dans le cauchemar palestinien. Malgré cela, nos amis Gazaoui nous ont offert des poèmes, des chants et même des "Nokta" (*blagues ou histoires à raconter)…  
 
 source : http://www.gaza-strophe.com/index.html
 
 Contact : gaza-strophe@cinemeteque.com  ©2010 - ISKRA / L'Yeux Ouverts / RFO


Source : alterinfo.net




GAZA-STROPHE Teaser VF



Par Salim Ibnu Yamna - Publié dans : Actualité
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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 11:05

Un homme vint au Prophète Muhammad et demanda : « Qui, parmi les gens, a en priorité le droit que je sois un bon compagnon pour lui ? – Ta mère, lui répondit le Prophète (sws). Puis qui ensuite ?, reprit l’homme. –Ta mère. Puis qui ensuite ? – Ta mère. Puis qui ensuite ? – Ton père. » (Tradition authentique rapportée par Al-Bukhârî et Muslim)

Commentant ce hadith, Al-Qurtubî affirme que l’amour et la compassion de l’enfant pour sa mère doivent être trois fois supérieurs à l’amour qu’il a pour son père.

Cela, parce que la mère l’a porté dans son ventre avec peine, et elle l’a enfanté avec peine. Et l’a allaité pendant de longs mois. Trois actions pénibles que le père n’a pas endurées.

 

 


 

 

 


http://haniramadan.blog.tdg.ch/

Par Salim Ibnu Yamna - Publié dans : Rappel
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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 11:04

Cheikh Khalid Yassin : Le miracle du Coran!
Par Salim Ibnu Yamna - Publié dans : Coran
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